Merci - Danke

26 juin 2008

Un grand merci à toutes celles et ceux qui m’ont apporté leur confiance et leur soutien pour cette élection à la Préfecture de la Sarine. Je mettrai toute mon énergie au service de notre district et de ses habitants. 

Herzlichen Dank für Euer Vertrauen und Eure Unterstützung. Ich werde mich mit aller Kraft für unseren Bezirk und seine Einwohner einsetzen. 

Carl-Alex Ridoré

Préfecture de la Sarine - 1er tour

2 juin 2008

Chères habitantes et chers habitants du district de la Sarine,

Vous avez été nombreux à m’accorder votre confiance lors du 1er tour de l’élection à la Préfecture de la Sarine et je vous en remercie.

Depuis de nombreuses années, je suis engagé de façon assidue, résolue et enthousiaste pour réaliser les actions qui me sont chères : améliorer la qualité de vie de la population ; développer une offre culturelle et sportive diversifiée ; garantir des services de proximité ; lutter contre la précarité et l’exclusion ; mener une gestion active et anticipée des conflits ; assurer des transports publics attractifs.

Il reste encore des projets passionnants à réaliser pour répondre à vos attentes : accueils de la petite enfance, accueils extra-scolaires, activités pour jeunes retraités, structures pour personnes âgées, piscine couverte, … Voilà toute une série de domaines très concrets, où on peut encore améliorer de façon sensible la qualité de vie de la population.

Une meilleure qualité de vie passe par une meilleure coordination entre les différentes autorités. Seul candidat à être un élu en fonction – tant au niveau communal que cantonal, je constate régulièrement que les dossiers cantonaux ont une influence croissante sur la vie locale. Fort de ces expériences, je m’engage à intensifier les relations entre les élus cantonaux et les acteurs du terrain, pour répondre concrètement à vos préoccupations spécifiques.

Je vous remercie encore pour votre confiance et j’espère pouvoir à nouveau compter sur votre mobilisation et votre soutien à l’occasion du 2e tour de ces élections.

Carl-Alex Ridoré

Mon discours du 1er mai 2008 à Fribourg

1 mai 2008

Mesdames, Messieurs,
Chères/Chers travailleurs/euses,
Chères/Chers Camarades,
Chères/Chers Collègues,

Cette journée du 1er mai est placée sous le signe du partenariat social et du progrès social. Les conventions collectives sont une des expressions les plus importantes de ce partenariat.

« Pas de bonnes conditions de travail sans bonnes conventions de travail ! » Tel est le slogan de cette journée. De bonnes conventions collectives sont en effet le ciment indispensable d’une véritable cohésion sociale.

A cet égard, on ne peut que se réjouir du fait que les négociations concernant le renouvellement de la convention collective de travail dans le secteur principal de la construction aient désormais abouti. Aldo Ferrari reviendra tout à l’heure plus en détails sur le déroulement et les résultats de ces négociations.

* * *

L’évaluation du progrès social ne peut toutefois se mesurer aux seules relations formelles entre employés et employeurs ou entre syndicats et organisations patronales. C’est à l’échelle de la société toute entière qu’un contrat social doit exister. C’est également à l’échelle de la société toute entière que se mesure l’état des liens de solidarité qui unissent ou non les habitantes et les habitants de notre pays.

Sur ce point, les décisions prises récemment en matière fiscale, tant sur le plan fédéral que sur le plan cantonal, sont pour moi un sujet majeur de préoccupation.

En réduisant massivement les impôts des plus grands actionnaires du pays, et en privilégiant ainsi une petite minorité de la population, au détriment des salariés et des retraités, le projet d’imposition II des entreprises, accepté en votation populaire le 24 février dernier, ne fait que creuser le fossé entre contribuables de ce pays. Une réforme, rappelons-le, refusée par une majorité de la population fribourgeoise, manifestement sensible aux notions d’équité et de justice fiscales.

En mars dernier, le Grand Conseil fribourgeois est toutefois resté sourd à ce signal. De façon peu responsable, il a accepté une véritable « pluie » de motions pour des rabais fiscaux de toutes sortes. L’impact financier de ces décisions peut être estimé à environ 120 millions pour le canton et à environ 80 millions pour les communes.

* * *

Ces décisions, cantonales et fédérale, sont préoccupantes. Elles tendent en effet à priver progressivement l’Etat des moyens nécessaires pour jouer son rôle de garant en matière de cohésion sociale, de sécurité sociale et de lutte contre toutes les formes d’exclusion.

On sait en effet que les collectivités publiques ont un rôle important à jouer en matière d’intégration sociale des travailleurs et des travailleuses, et cela à tous les stades de la vie professionnelle : lors de l’entrée dans la vie active, durant la vie active et lors du départ à la retraite.

Lors de l’entrée dans la vie active, de nombreux jeunes sont confrontés au manque de places d’apprentissage. Dans ce domaine, des initiatives telles que les semestres de motivations (SEMO), qui prennent en charge les jeunes qui ne trouvent pas de places d’apprentissage, dépendent directement des moyens mis à disposition par les collectivités publiques.

Durant la vie active, les situations de familles monoparentales ou de familles où les deux parents doivent travailler sont de plus en plus fréquentes. Pour ces travailleuses et ces travailleurs, il est capital de pouvoir bénéficier de structures d’accueil ou de structures extra-scolaires adaptées à leur situation. La création et le maintien de structures accessibles à tous, en particulier aux moyens et bas revenus, ne peut être garantie que si les collectivités publiques disposent des moyens financiers nécessaires pour mener une politique familiale digne de ce nom.

Enfin, on sait que les situations de précarité vécues durant la vie active se paient également lors de la sortie de la vie active. Celle ou celui qui a travaillé sur appel ou à temps partiel, et qui n’a que très peu cotisé au 2ème pilier, ne disposera le plus souvent pas des moyens financiers pour bénéficier d’une retraite anticipée. Sur ce plan également, il est indispensable de doter l’Etat des moyens lui permettant de financer une retraite flexible réellement accessible à tous.

Sur le plan local, enfin, je citerai encore le prix des loyers des logements protégés pour les personnes du 3ème âge. Ces loyers sont le plus souvent trop élevés pour permettre à des retraités de condition modeste d’y avoir accès. Là aussi, le manque de moyens financiers des collectivités publiques peut certainement constituer un frein important à une politique des aînés active et sociale.

* * *

Chères/Chers Camarades,
Chères/Chers Collègues,

Ces quelques exemples nous le montrent : le partenariat social s’inscrit dans une vision plus globale de la société. Cette vision de la société se caractérise par une volonté sans cesse renouvelée de permettre à chacune et à chacun de trouver réellement sa place, en toute dignité. Cette vision se caractérise également par une volonté constante de renforcer les solidarités, les collaborations et les liens sociaux entre les individus.

* * *

Dans ce contexte, je souhaite terminer mon intervention en vous rappelant que le 1er juin prochain, nous votons sur le plus important projet de solidarité et de collaboration communales élaboré à ce jour dans le canton de Fribourg. Je veux naturellement parler du vote sur l’agglomération.

Ce projet, lancé et soutenu depuis des années par l’ensemble des formations de gauche, marquera une étape décisive dans la concrétisation d’un centre cantonal fort. A l’heure où la cohésion nationale est mise de plus en plus fréquemment à rude épreuve, à l’heure où des emplois dans la région sont menacés par des décisions prises sans discussion à Bâle ou ailleurs dans le pays, nous devons saisir cette opportunité de renforcer la position de Fribourg entre Berne et Lausanne.

Autre signe de cohésion sociale : cette votation n’est pas réservée aux seuls détenteurs du passeport à croix-blanche. Comme il s’agit d’un vote au niveau communal, ce vote est également ouvert aux ressortissants étrangers titulaires d’un permis C résidants dans le canton depuis au moins 5 ans.

Alors, le 1er juin, allons signer la « convention collective » de l’agglomération et soyons une fois de plus les partenaires actifs d’un progrès social à renouveler chaque jour.

Je vous remercie de votre attention,

Carl-Alex Ridoré
Député PS et Président du PS Sarine

Fribourg, le 1er mai 2008

Infrastructures sportives - Besoins et sources de financement

30 mars 2008

La question de la construction et de l’exploitation d’infrastructures sportives d’envergure cantonale préoccupe de plus en plus de gens. La pratique du sport fait en effet partie des facteurs importants pour la qualité de vie de la population. Dans certains cas, la réalisation effective de certaines installations, dont la nécessité est pourtant avérée, se heurte malheureusement au fait qu’aucune instance n’a la capacité d’assumer seule la construction et surtout l’entretien de telles installations.

On pense naturellement à la construction d’une piscine couverte de 50m dans le Grand Fribourg. Mais, la réflexion en la matière ne doit toutefois pas être menée au coup par coup ; elle nécessite au contraire une étude globale couvrant l’ensemble des domaines sportifs et l’ensemble des régions de notre canton. Avec mon collègue René Thomet, j’ai donc déposé le 12 mars 2008 un postulat 2028.08 demandant au Conseil d’Etat d’établir un état des besoins, des sources de financement et un plan de mesures en matière d’installations sportives d’envergure cantonale.

Le rapport sollicité permettrait selon nous de planifier de façon cohérente et efficace la réalisation des infrastructures dont la nécessité est reconnue. C’est également un souci de cohérence et d’efficacité qui nous a conduit à demander au Conseil d’Etat qu’il se prononce sur la création et la coordination d’une « task force » réunissant les différents partenaires concernés par la réalisation de telles infrastructures.

Vous trouverez ici le texte complet de notre postulat.

Lettre de lecteur - Pétition pour une piscine

28 mars 2008

Des signatures tombées à l’eau.

(Lettre de lecteur, La Liberté, 16 février 2008)

La majorité bourgeoise du Grand Conseil a décidé mardi d’ignorer purement et simplement la pétition pour la construction d’une piscine couverte dans le Grand Fribourg. Pétition signée par 12′349 citoyens fribourgeois. 12′349 citoyens intéressés à la vie de leur région et soucieux du manque de centre nautique dans le Grand Fribourg. 12′349 citoyens qui ont pris le temps de s’adresser humblement à leurs autorités.

Or, les députés ont décidé de ne donner aucune suite à ces 12′349 signatures. Rien, pas une réponse, ni négative, ni positive. Et cela, alors même que l’article 25 de notre Constitution cantonale garantit le droit de tout pétitionnaire à une réponse motivée. Le parlement a pris une décision souveraine. Il convient de la respecter et de chercher d’autres voies pour faire enfin avancer ce projet.

On est toutefois en droit de s’interroger : était-ce la meilleure manière pour les élus du peuple de contribuer à une démocratie directe réellement participative ? Etait-ce la meilleure manière de convaincre les 60% d’abstentionnistes chroniques de s’intéresser au fonctionnement de nos institutions ? On en doute.

Carl-Alex Ridoré
député, Villars-sur-Glâne

Démocratie 1 - Monarchie 0

18 décembre 2007

Mardi 18 décembre 2007

Dans un précédent article intitulé « La démocratie est l’affaire de tous », je présentais ma vision de la démocratie, de son fonctionnement et de l’engagement politique qu’elle suppose. L’élection récente de Mme Widmer-Schlumpf au Conseil fédéral et les évènements qui entourent cette élection renforcent à mes yeux la pertinence des quelques principes que j’avais eu l’occasion de développer.

Pas de « droit » à être élu

Le droit de vote (droit de se prononcer lors d’un scrutin) et le droit d’éligibilité (droit de se porter candidat à une élection) sont deux composantes essentielles de notre démocratie. Il n’existe par contre pas de « droit » à être élu, ni de « droit » à rester au pouvoir

Personne ne saurait donc prétendre être le seul citoyen habilité à exercer telle ou telle fonction. L’organisation régulière d’élections, tant fédérales que cantonales ou communales, vise au contraire à assurer qu’aucune fonction ne devienne la « possession » de celui qui l’exerce. C’est là une des règles fondamentales qui distingue la démocratie de la monarchie.

Pas de démocratie par « prise d’otage »

Suite à l’article précité, j’avais également défendu auprès d’un internaute l’idée qu’il convenait de distinguer clairement entre l’électorat UDC, les élus UDC et les élites UDC. Un électorat et des élus pris selon moi en otage depuis 4 ans par les élites et stratèges de leur parti.

C’est en effet au soir du dimanche 19 octobre 2003, soit quelques heures à peine après la clôture des élections fédérales 2003, que les militants et élus UDC découvraient en direct à la télévision suisse allemande la décision prise, en leur nom, par le sommet de la hiérarchie UDC concernant l’élection d’un 2ème UDC au Conseil fédéral : « Ce sera Christoph Blocher et personne d’autre ». Fin de la donnée d’ordre !

Pas de démocratie sans « pluralité »

Les remous internes qui secouent depuis une semaine l’UDC tendent à confirmer la nécessité de cette claire distinction entre électorat, élus et élite du parti. Après avoir fondé son combat démocratique sur un seul homme (« étrange paradoxe ! »), la direction de l’UDC semble une nouvelle fois chercher à étouffer dans ses rangs les courants divergents de la ligne « officielle » du parti.

Mercredi dernier, au Grand Conseil fribourgeois, il suffisait pourtant d’observer les visages des députés UDC fribourgeois au moment de l’annonce de l’élection de Mme Widmer-Schlumpf pour se convaincre que la ligne blochérienne n’est pas la seule représentée au sein de l’UDC fribourgeoise. La démission en juin 2007 du président de l’UDC gruyérienne en était un 1er signe avant-coureur. Les déclarations critiques du député Michel Losey vis-à-vis de la direction de son parti en sont un 2ème.

Alors : jamais deux sans trois ?

Plan social pour le personnel de la Croix-Rouge II

20 novembre 2007

 

Le 15 novembre dernier, le Grand Conseil fribourgeois a suivi les recommandations du Conseil d’Etat et accepté le mandat 4004.07 « Participation au financement d’un plan social pour le personnel de la Croix-Rouge concerné par la reprise du mandat de prise en charge des demandeurs d’asile par la société ORS ». Un mandat que j’avais déposé avec plusieurs collègues socialistes et de l’alliance centre-gauche lors de la session de septembre 2007.

(Cf. le compte-rendu de la TSR, dans le journal des régions du jeudi 15 novembre 2007)

L’idée que nous avons défendue devant le Grand Conseil est qu’une participation financière de l’Etat se justifiait par la relation particulière unissant l’Etat et la Croix-Rouge fribourgeoise. Une relation particulière qui ressort de la Convention signée en 1993 entre l’Etat et la Croix-Rouge.

Cette Convention prévoit entre autres le concours du Conseil d’Etat en cas de difficultés majeurs dans l’exécution du mandat (art. 3), la création d’une Commission de gestion partitaire (Etat - Croix-Rouge) (art. 6) et l’application par la Croix-Rouge de la législation cantonale relative à la classification des fonctions et au traitement du personnel de l’Etat (art. 9). Il se justifiait donc d’appliquer également, par analogie, les dispositions de l’Etat en matière de suppression de poste.

Des arguments qui ont au final convaincu une majorité de députés. A noter au passage que, contrairement à la discussion sur l’urgence traitée en septembre (cf. Plan social pour le personnel de la Croix-Rouge I ), nous avons pu cette fois compter sur le soutien d’une large partie du PDC.

Deux questions demeurent toutefois en suspens: la question d’une éventuelle retraite anticipée en faveur des employés de plus de 57 ans et la question des éventuelles pénalités de chômage à l’encontre des employés qui n’ont pas postulé à ORS. Deux questions que le groupe PS continuera à suivre avec attention. Pour l’heure, la balle se trouve respectivement dans le camp du Conseil d’Etat et des offices régionaux de placement.

Savoir rester humble !

23 octobre 2007

Lundi 22 octobre 2007. Jour J+1. De retour à l’étude, j’ai la tête encore pleine des émotions, des analyses et des résultats de la veille :

 

«Sur le plan suisse : la soupe à la grimace.
Sur le plan fribourgeois : belle progression PS. + 1,2% par rapport à 2003.
Sur le plan personnel : énorme satisfaction également. 16′661 suffrages. Waouah ! C’est à peine 1′200 voix de moins que Erwin et Christian lors de leur (ré-)élection en 2003 !

Et au final ? Une très belle 9ème place sur 80 candidats. Très bien !
Et à Bulle ? 5ème meilleur score, tous partis confondus. Super !
En Sarine ? 4ème meilleur score. Génial ! …»

 

… C’est à ce moment-là que le téléphone sonne et me ramène à un peu plus d’humilité :

 

- Allô, Carl-Alex Ridoré.
- Oui, bonjour, le greffe du Tribunal de la Sarine.
- Bonjour, Madame.
- Bonjour. C’est pour assigner l’affaire « x,y ». Mais, je n’ai pas bien compris votre nom ?
- Me Ridoré.
- Vous pouvez m’épeler ?
- Ridoré : R – I – D – O – R – E accent aigu.
- D’accord ! Et votre prénom ?
- Carl-Alex.
-
« Karl » avec un « K » ?
- Non, avec un « C ».
- … ah ! J’ai bien fait de demander !
- E
n effet, Madame.

 

Moralité :

« Que l’on ait obtenu 1000, 15′000 ou 30′000 voix, ne jamais oublier que la très grande majorité des 175′000 électeurs fribourgeois n’ont pas mis notre nom dans l’urne ! »

 

ET POUR LE RESTE, UN IMMENSE MERCI A TOUTES CELLES ET CEUX QUI M’ONT FAIT CONFIANCE ET QUI ONT FAIT CONFIANCE AU PARTI SOCIALISTE LE 21 OCTOBRE DERNIER !

Délinquance juvénile

25 septembre 2007

Le 19 septembre dernier, sept candidats d’origine africaine et haïtienne ont présenté leur programme politique lors d’une conférence de presse au centre de presse du palais fédéral, à Berne. Une démarche visant à démontrer que la Suisse comptait des Noirs bien intégrés et prêts à s’engager en faveur de l’ensemble des Suisses et des Suissesses. A cette occasion, chaque candidat a présenté un thème qui lui tient particulièrement à cœur (environnement, mobilité, politique familiale, etc.). Les médias s’étant exclusivement concentrés sur la forme de la démarche, j’ai choisi de publier ici le contenu de mon intervention, qui portait sur les problèmes de délinquance juvénile.

Délinquance juvénile

(Carl-Alex Ridoré, Berne, le 19 septembre 07)

A) Choix du thème

Mon intérêt pour cette problématique provient de mon expérience personnelle (1), ainsi que de mon activité d’avocat (2) et de médiateur indépendant (3).

1) Expérience personnelle :

Nombreux engagements dans des activités de jeunesse et expériences d’encadrement de jeunes : chœurs de jeunes ; clubs de sport (foot, basket, judo) ; scoutisme (participant, puis moniteur J+S).

2) Activité d’avocat :

Avocat généraliste à Bulle, en Gruyère. En matière pénale, traitement de différents dossiers impliquant des jeunes, soit comme auteurs soit comme victimes de délits.

3) Activité de médiateur :

Médiateur indépendant (médiation en institutions, médiation de quartier, médiation familiale, problèmes de voisinage, etc.). Formateur en prévention et gestion des conflits (public-cible : parents, policiers, éducateurs, enseignants, employeurs, etc.).

B) Mes priorités

Ces différentes expériences me conduisent à formuler deux axes d’action prioritaires :

1) Donner aux jeunes des perspectives d’avenir

L’Etat a la responsabilité d’assurer à la population un cadre général de stabilité et de lutter de contre les principales formes d’insécurité : insécurité publique, insécurité sociale et précarité de l’emploi. L’incertitude est en effet un facteur important de conflictualité. A cet égard, l’intégration professionnelle des jeunes constitue un facteur important de stabilité et d’intégration sociale. A l’inverse, l’absence de perspectives de formation ou de travail, couplée aux problèmes d’endettement des jeunes, constitue un terreau propice au développement d’actes de délinquance chez les jeunes.

Propositions concrètes :

- Prendre davantage en compte la formation des apprentis dans l’octroi d’aides, de soutiens et de mandats publics aux entreprises.
- Endiguer l’endettement des jeunes en limitant la publicité en faveur du petit crédit et l’accès aux cartes de crédit pour les mineurs.

2) Doter les différents acteurs de ressources suffisantes

Le nouveau droit pénal des mineurs (en vigueur depuis le 1er janvier 2007) élargit la palette des instruments à dispositions des acteurs (parents, éducateurs, enseignants, policiers, juges, etc.) impliqués dans la prévention et la répression de la délinquance juvénile. En pratique, l’intervention précoce de ces différents acteurs est souvent entravée par le manque de ressources à leur disposition : manque d’effectifs ; manque de places dans les établissements ; manque de ressources éducatives des parents.

Propositions concrètes :

- Valoriser les compétences éducatives des parents.
- Assurer la promotion de la jeunesse dans une loi-cadre.
- Mener une politique fiscale et budgétaire qui assure l’exercice effectif par l’Etat de ses missions de prévention, de protection et de répression.

Hold up sur les thèmes de campagne

21 septembre 2007

Selon le dernier baromètre électoral GfS, les principaux sujets de préoccupations des Suisses et des Suissesses (entre parenthèses: pourcentage de sondés pour qui le problème est le deuxième en importance) sont :

1. Environnement: 16% (12%)
2. Etrangers et intégration: 17% (10%)
3. AVS, sécurité sociale, 2e pilier et âge de la retraite: 5% (8%)
4. Chômage et évolution de l’économie: 6% (6%)
5. Asile et réfugiés: 5% (3%)

Pourtant depuis un mois et demi, la campagne électorale est pour l’essentiel monopolisée par les différentes polémiques entourant la campagne de l’UDC. Une manière selon moi de priver les citoyennes et les citoyens d’un vrai débat démocratique sur l’ensemble des problèmes qui les préoccupent.

Ces derniers jours, j’ai eu l’occasion de me prononcer à plusieurs reprises sur ce « hold-up » des thèmes de campagnes :

- France 3 Région – Alsace (16 sept. 07)

- Radio Fribourg (19 sept. 07)

- La Liberté, Maurice Page (20 sept. 07).

Et pour les quatre semaines qui nous séparent des élections fédérales ? Avec l’ensemble des candidats socialistes, je continuerai à être sur le terrain et veillerai sans relâche à remettre au centre du débat l’ensemble des préoccupations des électeurs et des électrices.

Plan social pour le personnel de la Croix-Rouge I

17 septembre 2007

Le 3 juillet 2007, le Conseil d’Etat a confié à ORS Service AG (Organisation für Regie- und Spezialaufträge) à Zürich le concept cantonal de prise en charge des demandeurs d’asile, assumé jusqu’alors par la Croix-Rouge fribourgeoise. Le personnel de la Croix-Rouge touché par cette décision est composé pour l’essentiel de personnes âgées de plus de 40 ans, voire plus de 50 ans. Il y a donc fort à craindre qu’une partie importante du personnel ne retrouve pas d’emploi auprès d’ORS ou n’en retrouve qu’à des conditions et des fonctions moindres que celles dont il bénéficie actuellement.

Avec plusieurs députés de gauche, nous avons donc déposé au Grand conseil un mandat demandant au Conseil d’Etat de participer au financement d’un plan social, élaboré par la Croix-Rouge fribourgeoise, pour les collaborateurs qui ne pourront pas être repris par la société ORS aux conditions dont ils bénéficient actuellement auprès de la Croix-Rouge.

Avec l’appui des groupes radicaux et UDC, mais contre l’avis du groupe PDC, nous avons obtenu le 12 septembre dernier du Grand conseil que ce mandat soit traité selon la procédure d’urgence. Le Conseil d’Etat dispose donc désormais d’un délai de 2 mois (au lieu de 5) pour se déterminer sur notre mandat. Les collaborateurs de la Croix-Rouge sauront d’ici mi-novembre si l’Etat peut et veut assumer une responsabilité financière dans la phase de transition qui les attend.

(cf. également sur le même sujet)

La démocratie est l’affaire de tous!

9 septembre 2007

Le terme « démocratie » vient du grec ancien dèmokratia (de dêmos, « peuple » et kratos, « pouvoir »), ce qui signifie étymologiquement : « pouvoir du peuple ». Dans son sens originel, la démocratie se définit comme « le gouvernement de tous ».

Ainsi comprise, la démocratie ne peut se réduire à l’addition ou la simple confrontation d’intérêts particuliers. Le bon fonctionnement d’une démocratie nécessite au contraire la recherche active et constante d’une vision globale de la société.

Cette vision globale s’exprime dans l’ensemble des domaines politiques. La responsabilité de l’Etat en matière de sécurité s’étend par exemple aux différents aspects de la sécurité : ordre public, sécurité sociale, sécurité de l’emploi, sécurité alimentaire, défense nationale, etc. De même, le développement durable se conçoit comme une manière globale de penser et d’agir, consistant à répondre à nos besoins sans compromettre la capacité d’autres régions et d’autres générations à répondre aux leurs. Citons encore la politique d’intégration, qui pour être cohérente nécessite une action coordonnée dès l’accueil des populations migrantes jusqu’à la naturalisation des résidents de longue date ou des étrangers de la 2ème et 3ème génération.

Il serait toutefois prétentieux de vouloir détenir seul une vision globale de la société. Cette « vision globale » ne peut en effet se construire de façon unilatérale. Elle doit au contraire être le fruit d’une construction collective du « bien commun ». L’exercice de la démocratie requiert pour cette raison la capacité non seulement de défendre des positions mais également celle de dépasser les clivages et les différences.

C’est sur ces principes simples mais fondamentaux que se fonde ma vision de l’engagement politique. Ces principes traversent également mes motivations et mes priorités politiques. Je vous invite à les découvrir, à les commenter, à les critiquer. Car, comme j’aime à le répéter : La démocratie est l’affaire de tous !

Mon discours du 1er août 2007 à Villars-sur-Glâne

16 août 2007

Chères concitoyennes, Chers concitoyens,

Je connais une terre de hautes montagnes.

Une terre de hautes montagnes qui, par la taille, est près de 20 fois plus petite que la France.

Une terre dont la population avoisine les 8 millions d’habitants, des habitants issus de groupes linguistiques, religieux et culturels d’origines différentes.

Cette terre est une île perdue au milieu du bleu d’un océan.

Cette terre est la terre de mes ancêtres.

Elle se nomme « Haïti », ce qui, dans la langue des premiers habitants de l’île, les indiens Taïos, signifiait : « Terre de hautes montagnes ».

* * *

Chères concitoyennes, Chers concitoyens,

Je connais une « autre » terre de hautes montagnes.

Une terre qui, par la taille, est également près de 20 fois plus petite que la France.

Une terre qui compte également près de 8 millions d’habitants issus de groupes linguistiques, religieux et culturels d’origines différentes.

Cette terre ressemble parfois à une île, perdue au milieu du bleu d’un continent : le continent « Europe ».

Cette terre, c’est la terre de mes amis, c’est la terre de mon épouse.

Elle se nomme « la Suisse » et j’y suis né, il y a de cela 35 ans !

* * *

Cette étrange parenté entre ces deux petits pays, tous deux chers à mon coeur, m’amène tout naturellement, en ce jour de fête nationale, à m’interroger sur la notion de « patriotisme ».

Pierre Centlivres, ethnologue et auteur de plusieurs recherches sur l’identité nationale, écrivait hier dans « Le Temps » :

« Le patriotisme est une construction à la fois émotionnelle et intellectuelle. Son socle repose sur des images, une histoire commune, des souvenirs liés au lieu où on est né, aux gens parmi lesquels on a grandi. Mais il adhère également à des valeurs plus abstraites. »

Je le rappelais à l’instant, la population suisse est formée de groupes linguistiques, religieux et culturels d’origines différentes.

L’histoire nous enseigne également que la Suisse est un pays de diversité, issu d’une volonté commune de vivre ensemble. C’est un pays de volonté. Un pays d’ouverture.

* * *

A l’image de la Suisse, notre belle commune de Villars-sur-Glâne peut elle aussi se targuer d’avoir su depuis longtemps allier avec succès l’audace, le dynamisme et l’ouverture qui seuls permettent de regarder l’avenir avec confiance.

Cette vision ouverte et positive du patriotisme a permis, il y a 40 ans, à ma famille d’être accueillie à Villars-sur-Glâne, non pas comme de vilains «moutons noirs» qu’on chasse à coup de pied, mais comme des être humains à part entière, comme des êtres sources de richesses, des richesses à partager et à faire fructifier «ensemble».

On ne le répètera jamais assez : « L’intégration est un chemin que l’on ne parcourt jamais seul, mais à plusieurs ». Pour le chemin parcouru « ensemble » avec nombre d’entre vous, je tiens ici à dire : « Merci ».

* * *

Aujourd’hui encore, c’est une vision ouverte et positive du patriotisme qui nous permettra d’affronter sereinement les nouveaux défis qui attendent notre commune :

- défis culturels, avec la mise en synergie de l’espace Nuithonie et du futur Théâtre de Fribourg ;

- défis démographiques, liés au passage de notre commune au statut de « ville » ;

- défis financiers, avec cette fameuse dette que nos autorités ont enfin décidé d’empoigner à bras le corps ;

- défis institutionnels enfin, avec en février prochain la votation sur l’agglomération.

L’agglomération ! Un projet important pour notre commune. Un projet important pour le Grand Fribourg dans son ensemble. Et plus globalement, un projet important, voire essentiel, pour le rôle et la survie de notre région sur l’échiquier fédéral.

* * *

Pour relever ces nombreux défis, j’ai confiance dans le dynamisme et le potentiel de notre commune, de ses habitants et de ses autorités !

Villars-sur-Glâne a du souffle !

Fribourg a du souffle !

La Suisse a du souffle !

Aussi, en ce jour de fête national, je vous invite comme chaque année à souffler ensemble une nouvelle bougie !

* * *

Chères Concitoyennes,

Chers Concitoyens,

En votre nom à tous, je tiens à remercier chaleureusement les autorités communales,

Madame la Syndique, le personnel de la commune et l’ensemble du corps des sapeurspompiers de Villars-sur-Glâne pour l’organisation de cette magnifique soirée.

Je vous remercie de votre attention !

Joyeuse fête nationale à tous !

Et maintenant, place à l’hymne national et aux feux d’artifice !

Carl-Alex Ridoré, le 1er août 2007

RSR - débat - Naturalisations

3 mai 2007

Écoutez sur la RSR le Forum du jeudi 3 mai 2007:

«Débat sur les naturalisations à Fribourg»

Qui doit détenir le pouvoir d’octroyer la naturalisation aux étrangers ? En suisse, pas mal de monde estime que la seule instance capable de naturaliser, c’est le peuple. Ce débat raisonne aussi de façon particulière dans l’actualité à l’échelle du canton de Fribourg.

Débat entre Dominique de Buman, conseiller national PDC, Gilberte Demon, candidate UDC aux élections fédérales, Jean-Claude Cornu, libéral-radical, Préfet de la Glâne, et Carl-Alex Ridoré, socialiste, député socialiste au Grand Conseil.

Lien direct ICI.

RSR

Ne jouons pas les caliméros !

31 mars 2007

mars 2007

Des promesses …

Durant la dernière législature, le groupe socialiste a réclamé à plusieurs reprises, mais en vain, une véritable transparence autour des finances communales.

Malgré les promesses rassurantes de l’ancien exécutif communal, de nombreux éléments laissaient en effet craindre que Villars-sur-Glâne soit en réalité moins bien portante que ce qu’on voulait bien nous faire croire. En juin 2005, le PS a même été jusqu’à refuser des comptes communaux qu’il qualifiait de « honteusement trompeurs » car ne reflétant pas la santé financière réelle de la commune.

… à la réalité !

Hélas ! On constate aujourd’hui que ces craintes étaient malheureusement bien fondées. La volonté de transparence des nouvelles autorités communales a en effet permis de regarder enfin la réalité en face. Et cette réalité est implacable : les finances communales vont au plus mal ! Pour le PS, pas question toutefois de pleurer ou de gémir sur le passé, ni de se contenter de déplorer le manque de courage et de responsabilité politique de l’ancien Conseil communal. Après les réclamations et les dénonciations, l’heure est désormais à la recherche commune de solutions concrètes.

Faut-il continuer à investir pour une qualité de vie et l’attractivité de la commune? Faut-il économiser sur les dépenses non liées, ou renforcer les synergies avec d’autres communes ? Faut-il au contraire se résoudre à de pénibles augmentations de recettes ? La réponse tient probablement dans un savant mélange entre les différentes pistes mentionnées. Le budget 2007 voté en décembre dernier donne en tout cas des premières réponses à la fois pragmatiques, ciblées et cohérentes aux défis financiers auxquels la Commune se trouve aujourd’hui confrontée.

Et pour demain ?

Ces questions sont toutefois trop importantes pour en laisser les réponses aux seuls élus communaux. Comme à son habitude, le PS de Villars a donc choisi d’ouvrir avec vous le dialogue sur les finances communales. Ce numéro du « Poteau rose » tente de mettre en lumière les principaux enjeux financiers que devra relever la Commune ces prochaines années. A vous maintenant de prolonger ce débat sur les finances communales. A vous également de tenir sans relâche « à la culotte » les élus communaux de tous bords et de tous partis. Pour que la volonté de changement manifestée par l’électorat lors des dernières élections communales ne reste pas lettre morte, faute de moyens financiers !

La politique, c’est pas seulement avant les élections!

28 février 2006

février 2006

5 ans. L’heure du bilan. En cette fin de législature, le PS de Villars-sur-Glâne n’a vraiment pas de quoi «rougir»! Au contraire, le bilan est à la fois flatteur et réjouissant.

Des idées qui se concrétisent!

Plusieurs idées et initiatives issues des rangs socialistes se sont concrétisées au cours de la législature écoulée: renouvellement de l’aide au logement; adoption de conventions assurant la pérennité des crèches ; création de zones 30km/h dans les quartiers résidentiels; établissement d’une liste des engagements privés des conseillers communaux susceptibles d’entrer en conflits d’intérêts avec leur engagement communal; création d’une ligne de bus interne à Villars-sur-Glâne.

Un engagement sur la durée!

L’engagement des élus PS s’est également manifesté directement sur le terrain. Par une information régulière à la population, la parution annuelle du journal «Le Poteau Rose», l’organisation ponctuelle de débats publics sur des thèmes d’intérêt général (nouvelle Constitution fribourgeoise / professionnalisation du Conseil communal), une participation active à l’Agenda 21 local ou encore l’organisation de rencontres conviviales dans les différents quartiers. Le PS s’est attaché, tout au long des 5 années écoulées, à assurer un contact étroit avec la population de Villars-sur-Glâne.

Une saine émulation!

Cet engagement est apparemment source d’inspiration. Ainsi, nos collègues radicaux se sont décidés il y a quelques mois à nous emboîter le pas en publiant eux aussi un petit journal à l’attention de la population. Tant mieux! Les bonnes idées ne sont-elles pas faites pour être reprises? C’est ça aussi la force de Villars-sur-Glâne.